Archive pour juin 2009

Une nouvelle pièce de théâtre sur les maisons de retraite

Mardi 30 juin 2009

« La Conserverie de Vieux », tel est le titre d’une pièce de théâtre minimaliste où tous les thèmes de la vieillesse sont abordés sans détours. En une heure et demie, les personnages d’une maison de retraite, résidents ou personnel soignant, prennent vie pour traduire les aspérités du grand âge au travers de situations douces-amères. A découvrir.

Un spectacle minimaliste sur la vieillesse une nouvelle piece de theatre sur les maisons de retraite -source de l'image:www.fc07.deviantart.com
Quelques boites de conserves (évoquant le titre), un gramophone, une chaise pliante… et le décor est posé. Ce spectacle étonnant, inspiré d’un séjour d’observation en service gériatrique, est joué et écrit par deux jeunes comédiennes, Alice Fahrenkrug et Cécile Delhommeau du haut de leur 27 et 29 ans ! La jeunesse joue les vieux et le jeu est tellement prenant que les personnages s’enchainent et prennent vie dans l’imaginaire de chacun. Depuis deux ans, avec plus d’une vingtaine de représentations à travers toute la France, la pièce est un véritable succès : émotions, rires, réflexions, tout est là pour poser les questions du grand âge… et effacer les préjugés liés à l’univers des maisons de retraite.

Une démarche sociologique et intergénérationnelle

La « Conserverie de Vieux » est le fruit d’une observation de plusieurs mois en maison de retraite à Oléron. Les comédiennes avouent être en relation avec « des maisons de retraite, des R.P.A., des réseaux d’aide à domicile, des clubs seniors »… A cette démarche sociologique se greffe donc une démarche intergénérationnelle, pour expliquer aux jeunes que leur avenir, c’est de devenir vieux ! Le texte du spectacle est fin, juste, et réaliste. En faisant connaitre la vie des vieux, en posant les vrais problèmes, les questions vont même jusqu’à chercher le sens de la vie, le devenir de l’être.

La vieillesse au théâtre

La vieillesse, c’est un thème d’actualité mais surtout un thème tabou enfoui inconsciemment en chacun de nous… “La Conserverie de Vieux”, classée comédie, fait sourire mais nous laisse un goût âpre dans la bouche, devant la dure réalité de notre avenir… Que va-t-on devenir ? Où allons-nous nous mettre ? Sortira-t-on un jour de la maison de retraite, cette « conserverie » de vieux ? Finalement, on verra bien l’heure venue…

Alzheimer : la réforme des tutelles en pratique

Lundi 29 juin 2009

Le vieillissement de la population mais aussi le développement de la maladie d’Alzheimer conduisent inexorablement à l’augmentation des demandes de mesures de protection. Depuis la réforme des tutelles entrée en vigueur le 1er janvier 2009, la procédure devant le juge des tutelles a été modifiée. Aujourd’hui, comment ça marche ?

Alzheimer : la réforme des tutelles en pratiqueL’augmentation des mesures de protection
C’est sûr, il fallait adapter la loi de 1968 sur les régimes de protection des majeurs incapables à la nouvelle donne sociale, mais surtout alléger les procédures face au nombre de dossiers de plus en plus important. Si le vieillissement de la population est l’une des principales causes de cette évolution (la moitié des dossiers concernent en effet des personnes de plus de 75 ans), il faut aussi prendre en compte le développement de la dépendance, due par exemple à des pathologies de type Alzheimer. Depuis le 1er janvier dernier, la réforme des tutelles vient donc répondre à ces nouvelles nécessités.

Réforme des tutelles : qui est concerné ?
La réforme des tutelles concerne les mesures de protection des majeurs, qui ne sont plus capables, physiquement ou mentalement, d’exprimer leur volonté dans la gestion de leurs affaires courantes. Il s’agit essentiellement de personnes atteintes de pathologies lourdes (Alzheimer, Parkinson, cancers, schizophrénie), de personnes très âgées, d’handicapés ou encore de personnes droguées. Mais la réforme concerne aussi la protection des mineurs dont l’un des parents est décédé.

Ce qui change au niveau de la procédure de saisine du juge des tutelles
Avant le 1er janvier 2009, les hôpitaux, les maisons de retraite et les assistantes sociales pouvaient déposer un dossier de demande d’ouverture d’une protection juridique en saisissant directement le juge des tutelles du Tribunal d’Instance. Aujourd’hui, seuls les membres de la famille ou des personnes « en lien étroit et stable » ainsi que le majeur lui-même peuvent saisir le juge des tutelles. Les professionnels de la santé doivent donc désormais s’adresser au procureur de la République, qui jugera de la nécessité ou non de transférer le dossier au Juge. S’il est saisi, le Juge des tutelles devra alors procéder à des auditions et prononcer son jugement dans un délai de 3 mois. Si une mesure de protection est décidée, le Juge désignera la personne qui sera chargée de la prise en charge du majeur.

Quelles sont les mesures de protection envisageables ?
En pratique, il existe trois mesures différentes, selon le degré de dépendance de la personne concernée. La sauvegarde de justice est une mesure d’urgence, pour les incapacités temporaires. La curatelle est destinée aux personnes qui peuvent gérer seules leurs ressources, mais qui exigent l’assistance d’un curateur pour certains actes modifiant le patrimoine (placements, ventes de biens…). Enfin, la tutelle permet de protéger les personnes jugées totalement “incapables” : tous leurs actes exigent une représentation complète par un tuteur. A noter que depuis la réforme, le droit de vote peut désormais être maintenu pour les personnes sous tutelle.

EHPAD : la nouvelle circulaire budgétaire pour 2009

Jeudi 4 juin 2009

Très attendue, la nouvelle circulaire budgétaire pour l’année 2009 est parue en février dernier. Cette dernière fixe les grandes orientations budgétaires du secteur médico-social pour l’année. Particulièrement axée sur la politique tarifaire des EHPAD, elle amorce cette fois-ci de grands changements pour les établissements.

EHPAD, la confirmation des promesses…en rationalisant les dépenses !

Si, en matière de création de places, la circulaire budgétaire du 23 février 2009 confirme les annonces faites par Madame Valérie Letard dans le cadre du Plan de relance de l’économie française (12500 nouvelles places d’hébergement, soit « trois EHPAD de plus par région »), l’essentiel de cette circulaire réside surtout dans la volonté d’établir, avant 2016, la « convergence tarifaire ». Cette nouvelle notion doit être considérée comme une « mesure d’équité entre les établissements » même si elle est véritablement une rationalisation forte des dépenses ! Le ministère a donc défini par arrêté les tarifs plafonds nationaux tout en mettant en place des sanctions immédiates en cas de non-respect (tarification d’office des établissements encore non conventionnés ; reconduction de la dotation 2008 en 2009 pour les établissements tarifés l’année passée et non conventionnés ; récupération des sommes indues versées aux EHPAD par l’assurance maladie…).

Un rappel du Plan Alzheimer malvenu

Les réactions des EHPAD à cette circulaire ne se sont pas fait attendre : comment, dans cette perspective de limitation des budgets, peut-on réellement envisager une amélioration de la qualité de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer ? en effet, le texte ministériel poursuit ses recommandations en citant les nouvelles dispositions du Plan Alzheimer 2008/2012 : le gouvernement demande la création dans les EHPAD de pôles d’activité et de soins adaptés pour les malades modérés, ainsi que la mise en place d’Unités d’hébergement renforcé pour les malades les plus sévères ! Claude Jarry, président de la FNADEPA, précise : « La mode de l’efficience (faire mieux avec des moyens identiques) a ses limites et les directeurs de la FNADEPA estiment qu’elles sont atteintes. Quand la Cour des comptes reprend les cris d’alerte des directeurs d’établissement, il serait certainement urgent non seulement de ne pas diminuer les moyens mais encore de les augmenter à la hauteur du défi posé par le vieillissement de la population ». Et de conclure : « La FNADEPA regrette que cette circulaire budgétaire ait pour seul objectif la maîtrise des dépenses de santé publique et manque de considération pour les personnes les plus âgées vivant en institution et pour les équipes qui les accompagnent ».

Flowie, ou comment encourager les seniors à marcher !

Mardi 2 juin 2009

Oui, le meilleur exercice est sans doute de marcher au moins 30 minutes par jour ! Adieu la sédentarité grâce à Flowie, ce gadget venu des Pays-Bas, qui vise à encourager les seniors à faire de l’exercice. Découverte.

flowieFlowie, spécialement conçu pour les seniors

« Flowie », c’est le nom de ce petit boitier coloré, fixé discrètement à la cheville. Ce prototype encore expérimental est actuellement développé au StudioLab de l’Université de Technologie de Delft, aux Pays-Bas. Il s’agit donc d’un petit appareil électronique qui permettra aux seniors d’avoir un compagnon d’exercice ! Ainsi, pour inciter les personnes âgées à se déplacer, le petit personnage en forme de fleur contrôle si la séance d’exercice est satisfaisante ou non.

Comment ça marche ?
Une fois installé, le « Flowie » enregistre le nombre de pas effectués dans la journée. D’après les recommandations du Ministère de la santé, marcher 30 minutes par jour équivaut à faire 10.000 pas, soit 3 Km. Si ce nombre est atteint, le petit personnage s’affichant dans le cadre numérique vous fera un grand sourire. Dans le cas contraire, vous aurez droit à la grimace ! En tout, ce sont cinq expressions possibles, varient de très heureux à très triste !

Des tests encourageants

Selon les premiers tests effectués aux Pays-Bas, les personnes âgées sembleraient très emballées par cette innovation ! Réactives à l’ « humeur » du petit bonhomme, elles seraient donc positivement motivées à bouger.  La commercialisation devrait se faire rapidement : à suivre…

Pour en savoir plus : www.flowie.info