Catégorie ‘Santé’

L’obésité serait-elle recommandée pour les aînés ?

Lundi 22 février 2010

Selon une étonnante étude australienne, on aurait noté une baisse des risques de mortalité chez les personnes âgées en surpoids. Info ou intox ? Quand on sait les diverses complications qu’entraîne l’obésité, on peut rester perplexe devant les résultats d’une telle étude !

L’obésité serait-elle recommandée pour les aînés ? - Source de l'Image : http://worldsabout.titem.frUn surpoids protecteur pour les personnes âgées
Cette incroyable étude australienne a été menée pendant dix ans sur 9200 personnes âgées de 70 à 75 ans, hommes et femmes mélangés. Les chercheurs ont ainsi découvert que le risque de mortalité était plus faible chez les personnes participantes classées dans la catégorie surpoids. Les risques de mortalité enregistraient une baisse de 13 % par rapport aux participants de poids normal. Il faut tout de même préciser que ces données ont été relevées seulement dans la catégorie des participants en surpoids et non chez ceux répertoriés comme obèses. (Selon l’échelle de l’Organisation mondiale de la Santé définissant quatre catégories principales : poids excessif, obésité, maigreur et normal). Selon le Dr Prof. Léon Flicker, principal acteur de cette étude et chercheur à l’université Western Australia, l’objectif était de trouver le taux d’index de masse corporelle associée avec le moindre risque de décès chez les aînés. D’après lui ces résultats prouvent qu’il faudrait revoir la classification de l’index de masse corporelle chez les personnes âgées de plus de 70 ans.

Les femmes et la hanche

Lundi 8 février 2010

D’après une récente étude suédoise, les fractures de la hanche seraient plus fréquentes chez les femmes. En revanche, ces dernières auraient tendance à récupérer mieux et plus vite que les hommes d’une telle blessure grâce a des fonctions cognitives plus « solides ».

Les femmes et la hanche - Source de l'image:http://www.futura-sciences.comSur la hanche, les femmes l’emportent sur les hommes
Pendant une étude qui a duré deux ans sur 2134 sujets, une équipe de chercheurs suédois a observé les différents comportements après une fracture de la hanche. Ils ont relevé que les fonctions cognitives constituent le paramètre le plus important pour le retour à la maison et la récupération de la mobilité. Ainsi malgré le fait que les femmes soient le plus souvent atteintes par les fractures de la hanches, ce sont elles qui s’en sortent le mieux et qui récupèrent le plus vite avec moins de troubles cognitifs que les hommes. Les hommes, au contraire, voient plus souvent leurs capacités intellectuelles s’altérer gravement suite à une fracture de la hanche, ce qui va parfois jusqu’au décès…

L’héritière L’Oréal bientôt sous tutelle?

Mercredi 9 décembre 2009

Françoise Bettancourt-Meyers a demandé la mise sous protection judiciaire de sa mère, Liliane Bettancourt. Cette mise sous tutelle devrait s’étendre jusqu’au droit de vote de Liliane Bettancourt au sein de la société familiale Thetys, propriétaire de 18% du capital de L’Oréal.

L’héritière L’Oréal bientôt sous tutelle? - Source de l'image:http://q.liberation.frC’est pour son bien !

La fille dit agir pour le bien physique et mental de sa mère. Cette nouvelle démarche s’inscrit dans la logique de la suite des poursuites judiciaires entreprises contre le romancier et photographe François-Marie Barnier après que Liliane Bettancourt lui eut fait des cadeaux s’élevant à plus d’un milliard d’euros. Françoise Bettancourt l’accuse d’avoir abusé de moments de faiblesse de sa mère dûs à son age. Cela étant Liliane Bettancourt s’est toujours refusé à passer l’examen médical nécessaire à sa mise sous tutelle. Le tribunal correctionnel de Nanterre examinera le dossier à compter du 11 décembre prochain.

Le marché de l’assurance-dépendance se développe bien en France

Lundi 30 novembre 2009

Dans le contexte de la prise en charge financière du risque dépendance, la DRESS a établi un document de travail concernant « Les contrats d’assurance dépendance sur le marché français en 2006 ». Après les Etats-Unis, la France occupe la 2ème place pour son large choix de contrats-dépendance, qui  touche près de 3 millions d’assurés !

Le marché de l’assurance-dépendance se développe bien en France - Source de l'image: http://www.news-assurances.comLe marché de l’offre d’assurance-dépendance en France
Dans le contexte actuel de l’éventuelle articulation du Privé et du Public pour financer la prise en charge du risque dépendance, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé a établi une étude visant à présenter un « panorama de l’offre d’assurance dépendance en France » et les caractéristiques des contrats proposés face à ce risque incertain mais de plus en plus présent. Le rapport constate que « l’offre de contrats est abondante (34 contrats différents proposés par 20 sociétés) : contrats individuels ou collectifs, à adhésion facultative ou obligatoire, à garantie principale ou complémentaire, couvrant la dépendance totale ou partielle » et qu’elle concerne « 3 millions d’assurés, tous contrats confondus ».

Profil des sociétés et des assurés
D’après les estimations réalisées, 3 millions de personnes seraient couvertes pour la dépendance en 2006. Ce chiffre peut sembler relativement faible par rapport aux 13 millions de français âgés de 60 ans et plus ! De plus, seul un tiers des assurés sont couverts pour le risque viager. Parmi les contrats souscrits auprès des compagnies d’assurance (AGR, AG2R, Groupama, ProBTP, Maaf, AXA…), on compte 900 000 assurés par contrats individuels ou à adhésion facultative ; 800 000 assurés par contrats à adhésion obligatoire ; et 150 000 assurés en garantie complémentaire par contrats d’assurance-vie.

Exemple de contrat à adhésion obligatoire : AXA
Dans ce cas, les cordonniers ne sont pas les plus mal chaussés… En effet, le groupe AXA France, leader sur le marché des assurances, vient d’annoncer qu’il a signé un accord avec 4 organisations syndicales pour garantir un contrat d’assurance-dépendance à l’ensemble de ses salariés. Ce contrat à adhésion obligatoire au 1er juillet 2009 assure la prise en charge d’une dépendance totale de l’assuré par le versement d’une rente viagère et des prestations d’assistance minimales. AXA prévoit aussi un « contrat relais viager », pour les salariés quittant la société mais qui souhaitent bénéficier de cette garantie, ainsi qu’un contrat d’assurance complémentaire facultatif aux prestations personnalisées.

Les Français se déclarent en meilleure santé une fois à la retraite

Lundi 23 novembre 2009

Une étude récemment réalisée par l’INSERM en association avec des scientifiques de plusieurs pays européens a permis de mettre en avant un lien entre l’âge de départ à la retraite et l’état de santé.

Les Français se déclarent en meilleure santé une fois à la retraite - Source de l'image: http://www.linternaute.com

La retraite c’est la santé !
Les chercheurs de l’INSERM ont récemment publié les résultats d’une étude qui a suivi 14 000 personnes pendant 14 années, sept années avant leur départ à la retraite et sept années après. Le thème de la recherche portait sur l’évolution de leur état de santé. Les scientifiques à l’origine de cette étude ont, avant tout, tenu à souligner que l’état de santé perçu par une personne est souvent proche de sa véritable condition physique.
Les résultats des questionnaires ont permis de conclure que plus les personnes avançaient vers l’âge de la retraite, plus elles se sentaient en mauvaise santé. A contrario, pour certains, le passage à la retraite a souvent été synonyme d’un mieux-être et d’une meilleure perception de leur condition physique. En moyenne, les personnes interrogées dans le cadre de l’étude ont déclaré avoir retrouvé, en devenant retraité,  un niveau de santé équivalent à celui qu’ils avaient huit à dix ans avant d’avoir cessé leur activité.

Enquête : le sentiment de vieillissement

Mardi 22 septembre 2009

Selon une étude réalisée par l’Insee concernant la vie quotidienne et la santé des personnes âgées, il apparait que les femmes âgées sont plus sensibles à la perte de leurs capacités motrices que les hommes du même âge, alors que ces derniers remarquent essentiellement une perte de leurs fonctions sensorielles. Enquête.

Enquête : le sentiment de vieillissement - Source de l'image:http://album-photo.geo.frLe sentiment d’incapacité des femmes âgées
Selon l’étude Insee Première « Enquête vie quotidienne et santé : limitations dans les activités et sentiment de handicap ne vont pas forcément de pair », publiée le 13 août 2009, le sentiment d’incapacité motrice (difficulté à se déplacer…) est plus accentué chez les femmes que chez les hommes dès l’âge de 40 ans, et encore plus dès 60 ans. En effet, 5,2% des femmes estiment « être limitées dans leurs fonctions motrices » dès l’âge de 40 ans, contre seulement 3,8% des hommes. Cette différence s’accentue avec l’âge : après 60 ans, on note respectivement la proportion de 12,9% contre 9,7%.

Le sentiment d’incapacité des hommes âgés

Quant aux hommes, leur sentiment d’incapacité touche plus aux « fonctions sensorielles » (vue, ouïe, gout…). En effet, cette même étude fait remarquer que les hommes âgés de plus de 60 ans jugent être limités par leurs fonctions sensorielles, à 8,3% contre 6,8% des femmes. A noter qu’au-delà de 90 ans, les femmes éprouvent plus de limitations fonctionnelles globales (sensorielles et motrices) que les hommes.

Qu’en est-il des fonctions intellectuelles ?
Pour surprenant que cela puisse paraître, au regard du développement de la maladie d’Alzheimer par exemple, hommes et femmes âgés ne semblent pas souffrir de problèmes intellectuels ou psychiques particuliers. Selon la même enquête, « seuls 17,3% des hommes et 19,1% des femmes âgés de 80 à 89 ans ressentent des limitations pour ces fonctions ». Le sentiment de vieillissement reste donc pour la plupart essentiellement physique.

Source : enquête INSEE http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1254/ip1254.pdf

APA et chèques emploi-service

Lundi 17 août 2009

Depuis le mois de juin, certains bénéficiaires de prestations sociales peuvent se voir attribuer des Chèques Emploi-Service Universels (CESU) d’une valeur de 200 euros. Les bénéficiaires de l’APA en font partie.

APA et chèques emploi-service200 euros d’aide versée en chèques emploi-service

Conformément au plan de relance économique en faveur des personnes fragilisées, certaines catégories de personnes peuvent bénéficier, dès ce mois de juin, d’une aide exceptionnelle de 200 euros versée sous la forme de chèques emploi-service universels (CESU), préfinancés en totalité par l’Etat.

Les bénéficiaires sont : les personnes percevant l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), celles qui touchent le complément de libre choix du mode de garde (CMG) ou celles qui perçoivent l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). En tout, ces chèques pourraient concerner 1,5 million de foyers !

Le carnet de CESU est distribué directement par la Poste aux personnes concernées. Si elles ne l’ont pas reçu, les personnes qui estiment présenter les conditions pour en bénéficier peuvent adresser une demande auprès des services sociaux compétents jusqu’au 30 septembre.

Qu’est ce qu’un chèque emploi-service ?
Comme un bon d’achat de service à la personne, le chèque emploi-service est destiné à rémunérer des aides à domicile, et à faciliter ainsi le quotidien de milliers de familles : garde d’enfants, cours de soutien scolaire, tâches ménagères, jardinage, assistance informatique ou administrative… Les Chèques emploi-services ainsi distribués peuvent être utilisés jusqu’au 31 janvier 2010.

A SAVOIR :
Le guide « Comment utiliser vos 200 euros de CESU », élaboré par l’ANSP (Agence Nationale des Services à la Personne) est disponible sur le site http://www.msa49.fr

Pour toute question complémentaire, contactez le 32.11 du lundi au samedi de 7h30 à 21h.

Mémoire : l’importance de l alimentation des personnes âgées

Mardi 3 mars 2009

On ne le répétera jamais assez mais force est de constater qu’une alimentation équilibrée et variée conserve non seulement la bonne santé physique, mais aussi la tête. Preuve en est une nouvelle étude allemande…

ks162291La mémoire des personnes âgées améliorée par un régime !
Dans une étude publiée le 27 janvier 2009 dans les « Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) », une équipe de chercheurs allemands de l’université de Münster expose les résultats de tests de mémoire verbaux effectués par des personnes âgées entre 50 et 80 ans.  Il se trouve que ces tests ont été améliorés de 20 % par le groupe de personnes qui s’est mise au régime basses calories pendant 3 mois ! Conclusion : faire un régime pourrait donc améliorer la mémoire des personnes âgées !

La relation régime-mémoire
Si le lien entre la diète alimentaire et une bonne mémoire semble établi par cette nouvelle étude, la relation de cause à effets est encore mal connue. Pour les chercheurs, “les mécanismes sous-tendant ces améliorations pourraient inclure une plasticité accrue des synapses (des neurones cérébraux) et une stimulation des voies de signalisation facilitant la transmission nerveuse dans le cerveau”. Autrement dit, moins saturés par les graisses, les neurones réagiraient mieux ! Pour le professeur Dartigues, l’un des chercheurs allemands : “même s’ils doivent être confirmés, ces résultats sont intéressants et prometteurs. Ils montrent qu’il est possible de changer les habitudes alimentaires de sujets aux alentours de l’âge de la retraite, par un “coaching diététique”…

Les études confirment l’importance de l’alimentation

Par le passé, plusieurs études expérimentales avaient déjà établi un lien entre une restriction de l’apport calorique et un accroissement de la longévité. Par exemple, force est de constater que les habitants d’Okinawa, au Japon, dont le régime habituel est restreint en calories, vivent plus longtemps et vieillissent en meilleure santé que les populations occidentales. De même, plusieurs publications avaient démontré les effets positifs sur le vieillissement cérébral d’un régime dont les acides gras étaient insaturés (huile d’olive et de colza), alors qu’un régime riche en graisses animales et en sucre pouvait même entraîner la maladie d’Alzheimer…

NEURiNFARCT, un logiciel pour lutter contre l’AVC

Lundi 26 janvier 2009

Une nouvelle technique immédiate de détection des risques pouvant suivre un accident vasculaire cérébral vient d’être mise au point par des chercheurs français. NEURiNFARCT, un nouveau logiciel informatique, pourrait ainsi être la solution aux interventions d’urgence.

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Le problème : traiter l’AVC dans l’urgence
Chaque année en France, ce sont près de 150 000 personnes qui sont victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et près des trois quarts en gardent des séquelles. Troisième cause de mortalité, et première cause de handicap de l’adulte, l’ AVC doit être traité extrêmement rapidement (dans les 4 heures) pour limiter au maximum la gravité des conséquences, et donc des séquelles irréversibles.

La solution : NEURiNFARCT
Du nom de NEURiNFARCT, cette nouvelle technique de prédication de l’évolution des infarctus cérébraux vient d’être mise au point grâce au CNRS et au département de Neuroradiologie de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris. Les travaux ont été menés sur 100 patients observés dans les premières heures d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Grâce à une analyse inédite et automatique des radios du cerveau (IRM), le logiciel NEURiNFARCT permet d’estimer l’étendue des tissus exposés au risque d’un infarctus en cours de formation. Ainsi, très rapidement, le neurologue pourra décider du traitement à suivre pour limiter au mieux la progression, et donc éviter des lésions irréversibles.

Des enjeux de taille
Le CNRS précise que « les résultats obtenus avec NEURiNFARCT sont fiables et standardisés car la méthode est quasi-entièrement automatique, ce qui est un avantage certain dans le contexte clinique d’extrême urgence de l’AVC». Ainsi, la prise de décision concernant les traitements existants est accélérée et pourrait diminuer sensiblement les risques de handicap, quand on sait que les personnes handicapées à la suite d’un AVC sont aujourd’hui aussi nombreuses en France que celles atteintes des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.